Melfrid s'en va-t'en guerre

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Transport cycliste

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samedi 2 janvier 2010

Renault et les carabiniers d'Offenbach


Nous sommes les carabiniers 
La sécurité des foyers 
Mais par un malheureux hasard 
Au secours des particuliers 
Nous arrivons toujours trop tard. 

Le livret de l'opéra-bouffe Les brigands d'Offenbach pourrait servir de bande-son à la nouvelle campagne publicitaire de Renault dont les spots viennent de sortir à la télévision.

Au moment du Grenelle de l'environnement, Renault sortait son premier 4x4 "Koleos". Il y avait longtemps que Toyota vendait des "Prius" hybrides. La voiture électrique, elle, existe de manière anecdotique depuis une vingtaine d'années, et ni Renault ni aucun autre constructeur n'avait cherché à le vendre à grande échelle, le confinant à quelques flottes de collectivités ou d'entreprises. 

Plus que les rapports successifs du Giec, c'est donc une crise économique qu'il a fallu pour qu'enfin Renault repense sa stratégie et nous promette des véhicules électriques pour 2011. 

On pourra se réjouir de ce revirement tardif dans la stratégie et de ce nouvel inventaire de valeurs d'entreprise. Il y a certes un net progrès dans le façonnage de la représentation inconsciente de l'automobile, par rapport à la vision conquérante et phallique années 80, ou même à celle du repli égoïste sur la cellule familiale des années 90. 

Cependant, si la voiture électrique est une partie de la solution à la question de la pollution urbaine, elle ne fait que déplacer vers les centrales électriques le problème posé par les émissions d'oxyde de carbone. Sauf, bien sûr, en France, où l'on a choisi de rejeter des déchets nucléaires plutôt que des gaz à effet de serre.

mercredi 15 avril 2009

Dédale

24 clinamen, Saint Tupetu de Tupetu, organisateur de loteries

Vous trouvez Paris congestionné, asphyxié, envahi par l'automobile?

Vous toussez quand vous longez l'autoroute A4 et vous vous demandez quel cerveau malade a bien pu concevoir la porte de Bercy?

Rassurez-vous, ça aurait pu être pire. Nous avons frôlé l'invivable.

A la fin des années soixante, le plan d'aménagement de la ville ressemblait à ça:

Parisautoroutes.jpg

  • En rouge, les autoroutes et voie express actuelles
  • En violet, les autoroutes prévues à l'époque
  • En bleu foncé, les différentes autoroutes prévues par le plan
  • En bleu clair, les sections enterrées
  • Les traits fins correspondent aux sections unidirectionnelles.


Non seulement ce plan existait, mais il on peut deviner l'intention de sa réalisation en plusieurs points à Paris. Les voies sur berges actuelles n'étaient que les premières pièces d'un hideux puzzle.

Plus d'infos ici...


samedi 14 mars 2009

La preuve par l'image

21 pédale, Saint Inscrit, Converti

rue.jpg

(Merci à Sébastien pour le tuyau)

vendredi 31 août 2007

Le vélo n'est pas une voiture comme les autres

20 phalle, saint Pie VIII, navigant

Ce matin était un matin bien ordinaire.

Je m'acheminais vers mon lieu de travail sur mon inséparable vélo suivant un invariable trajet. On peut dire que le vélo connaît le trajet, et c'est tant mieux, vu que je ne suis guère du matin. Par exemple, le vélo sait qu'à la fourche de Saint-Machin, au pied de la BNP, il peut s'arrêter un peu en avant du feu, ça lui donne une légère avance au démarrage sur les autos qui le frôlent en s'engouffrant dans la ruelle suivante.

Seulement, aujourd'hui, le vélo, sagement à l'arrêt, n'avait pas vu le petit scooter poussif qui passait en face. Sur cette monture humiliante se tenait un jeune homme vêtu d'un improbable uniforme. Un coursier? Un laveur de carreaux? Non: un policier municipal de Saint-Machin. Dans un petit couinement, le jeune homme s'arrête et m'interpelle d'une voix fluette:

- Vous savez que vous êtes en infraction? Le feu, c'est deux mètres en arrière, pas ici.

Je tente de sortir de ma torpeur matinale pour tenter de lui bredouiller le pourquoi du comment: je m'étais légèrement avancé afin de me frayer un chemin entre un camion-poubelle et une BMW rouge, mais je n'avais pas l'intention de griller une quelconque priorité, ça non.

- Oui, vous dites ça, mais si vous ne m'aviez pas vu, vous l'auriez grillé, se gargarise le gamin sous son casque de solex. Vous savez, on vient d'avoir des consignes pour verbaliser sévèrement les vélos...

Afin de me libérer au plus vite, je réprime des Mais... et j'écoute le sermon, sans toutefois pousser la docilité jusqu'à promettre qu'il ne m'y reprendrait jamais.

Le raisonnement de la Préfecture est donc: les vélos ne respectent pas le code de la route; donc, les vélos sont dangereux; or, il y a davantage de vélos sur la chaussée depuis l'apparition des Vélib'; donc, il faut sanctionner davantage.

Quiconque a déjà posé ses fesses sur un Vélib' comprend aisément que le code de la route et les aménagements de la chaussée qui en découlent ne sont pas adaptés aux vélos. Pour rouler avec un minimum de confort et de sécurité, on ne peut pas faire l'économie de légères entorses au code de la route.

C'est le code de la route qui va devoir s'adapter et cesser enfin de considérer un vélo comme un véhicule parmi d'autres.

mercredi 4 juillet 2007

De l'opacité du bicycle

19 gidouille, Saint Sein, tautologue

Selon L'Express de cette semaine, les architectes des bâtiments de France auraient refusé qu'on installe des bornes Velib' sur l'avenue de l'Opéra ou place de la Concorde par souci de ne pas gâcher la perspective sur d'illustres monuments parisiens. Sur ces espèces d'autoroutes urbaines, les bagnoles, elles, sont probablement transparentes à leurs yeux.

lundi 21 mars 2005

Journée de la courtoisie au volant dans ta gueule connard

26 pédale, St Pâle, mineur
Ce matin, à une heure inhabituellement matinale pour Melfrid, Isabelle Monrozier, chroniqueuse de la radio publique française, dissertait sur la journée de la courtoisie au volant qui est annoncée pour ce jeudi 2 clinamen. Beau moment de radiophonie de café du commerce à la première personne où la courtoisie est devenue l'affaire de tous, sauf celle de la narratrice elle-même: hommes, cyclistes, piétons. Après tout, pourquoi une journée de la courtoisie au volant et pas une « journée de la courtoisie tout court » ou même de la « courtoisie au guidon »?
« On dit souvent que les cyclistes en ville ne se sentent pas en sécurité, eh bien figurez-vous, moi aussi, au volant de ma voiture je ne me sens pas en sécurité quand je roule en présence de cyclistes, et je me demande pourquoi, finalement, on ne leur fait pas passer un permis. Je croise tous les jours un cycliste qui ne respecte pas le feu rouge du grand carrefour de la Maison de la radio. Le code de la route stipule que les automobilistes doivent laisser une distance de sécurité lorsqu'ils dépassent un cycliste. Mais les cyclistes, eux, ont-ils un règlement quand ils se faufilent entre les voitures? »

C'est vrai, quoi, pourquoi édicte-t-on des règlements qui protègent indûment l'intégrité physique de ces petits cons suants alors qu'Isabelle Monrozier risque chaque jour la rayure sur la carrosserie rose de sa Golf quand les cyclistes remontent les files de bagnoles afin d'échapper à son pot d'échappement? C'est vrai, comment ces impudents osent-ils griller des feux rouges, faisant courir le risque à Isabelle Monrozier de fendre son pare-brise sous l'impact de leur corps inutile? Ne devraient-ils pas rester bien à leur place dans la file entre 4x4 et camions de livraison? Cyclistes, soyez courtois, Isabelle Monrozier ne se sent pas en sécurité.

lundi 14 mars 2005

Libération urbaine

20 pédale, Ste Cuisse, dame patronnesse
Heureusement, il est des lieux où la civilisation automobile est en voie de régression. Malheureusement, pour le moment, ce progrès sera le privilège des quartiers bien nantis.

mercredi 2 mars 2005

Anti-voitures

Grâce à l'indispensable Mediatic, je suis tombé sur un weblog fort bien tenu qui s'élève contre l'invasion permanente de la bagnole dans nos villes: antivoitures.