Melfrid s'en va-t'en guerre

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Politique n'est pas un gros mot

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lundi 9 mars 2009

Noninationalistes

15 pédale, Saints Adelphes, esotéristes

Nous allons faire du scrutin du 7 juin un double référendum contre le traité de Lisbonne et contre la politique libérale de Sarkozy. Le peuple va parler.

Ces mots ont été prononcés hier par Jean-Luc Mélenchon, qui cherche à ratisser la gauche gauche de la gauche au motif prétendument rassembleur de l'opposition à un amalgame.

Au secours, les nonistes sont de retour.

Pitié pour le scrutin européen ! Arrêtez de tirer sur les ambulances ! Comment Mélenchon peut-il se prétendre d'une autre Europe, mais d'Europe quand même, alors qu'il caricature l'unique rendez-vous démocratique de l'Union en une consultation démagogique et franco-française ?

L'Europe n'est pas le traité de Lisbonne ; le traité de Lisbonne n'est pas la politique de Sarkozy. L'Europe mérite mieux qu'un référendum. Elle mérite mieux que ce piteux spectacle. Elle mérite un véritable espace politique européen, avec des formations politiquement cohérentes par-delà les frontières. Elle mérite un débat d'idées à son échelle.

Mélenchon, Buffet et Besancenot étant des spécialités franchouillardes, ils seraient en effet bien en peine de trouver dans d'autres pays quiconque voudrait bien dialoguer avec eux. Peut-être les ultra-libéraux ultra-sceptiques tchèques ? La droite du parti conservateur britannique ? Ce seraient là bien les meilleurs partenaires pour une alliance objective.

Derrière les mots des nonistes, de gauche comme de droite, perce la petite musique du nationalisme.

Or, il paraîtrait que le nationalisme, c'est la guerre. En ces temps de crise, faudrait voir à ne pas l'oublier.

mercredi 7 janvier 2009

Un Grenelle dans le vent

8 décervelage, Saint Bordue, Capitaine

Notre joli gouvernement aime les beaux principes décoratifs. Ainsi, l'an dernier, a-t-il décrété le Grenelle de l'Environnement qui devait tout changer : gel des autoroutes, plan climat-énergie, trame verte...

Cependant, comme si rien n'avait changé, l'Etat et les collectivités locales continuent d'autoriser, voire d'initier d'affreux projets: circuit de formule 1, portions d'autoroutes, incinérateurs...

L'Alliance pour la Planète, qui dans ce sens avait mis au défi notre Président alors qu'il n'était qu'un petit caporal, vient de mettre en ligne une carte interactive des projets grenello-incompatibles.

mercredi 16 juillet 2008

Vert à l'extérieur...

5 tatane, Saint Arsouille, patricien

Les Verts ont décidé de décerner un prix aux champions de l'"écoblanchiement", c'est-à-dire les entreprises les plus enclines à se repeindre en vert dans leurs publicités sans mettre en place la moindre action concrète derrière (en anglais on appelle cela le "greenwashing").

C'est par là que ça se passe...

lundi 7 mai 2007

Le Président Sarkozy est mort

17 palotin, Saint Macrotatoure, caudataire



vendredi 4 mai 2007

Les prophètes en leur pays

14 palotin, Equivoque, sans-culotte

(Clique)
Trois jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, au milieu des annonces quotidiennes des escrocs patentés que sont plombiers (j’y reviendrai) et agents immobiliers (sur lesquels j’ai déjà eu l’occasion de m’attarder), j’ai reçu dans ma boîte à lettres un avis signé de MM. Brétillon, Herbillon et Cambon, respectivement maire, député et sénateur de mon petit bout de banlieue parisienne.

« Quel candidat dit la vérité quant à la situation de la France ? Quel candidat possède les compétences d’un homme d’Etat ? Quel candidat aura le courage de faire ce qu’il dit et de mettre en œuvre les réformes indispensables ? »

Bien sûr, dans l’esprit de nos trois petits amis, ce candidat est le petit Nicolas Sarkozy. On n’a jamais vu une femme avoir les compétences d’un homme d’Etat, uh, uh, uh…

Je me suis interrogé sur les motifs qui ont poussé cette bande d’élus de à diffuser ce papier imprimé à l’encre bleue qui rappelle un peu les tracts d’il y a soixante ans. Les Bolcheviks seraient-ils aux portes de Paris ? Elisabeth Tessier aurait-elle mis en garde l’UMP contre un péril immédiat ? Rien ne l’indique : le petit caporal était déjà bien en tête dans les sondages.

Non, simplement, le trio s’imagine tellement prophète en son pays qu’il s’imagine en mesure d’indiquer à ses administrés qui il serait bon qu’ils élisent.

Je n'ai donc pas laissé cette lettre sans réponse:

Cher conseiller général-maire, cher député-maire, cher sénateur-maire,

Dimanche prochain, vous allez cous prononcer pour choisir celui ou celle qui représentera notre pays les cinq prochaines années. Elire un président de la République est un acte essentiel. L’enjeu de l’élection du 6 mai prochain est donc décisif, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, bande de petits ignorants.

La campagne électorale a donné lieu à une surenchère de promesses, ohlala oui.
La droite promet comme toujours aux pauvres de travailler plus pour gagner un peu plus… sans parler bien sûr des grands gagnants de cette politique que sont les actionnaires des grands groupes financiers. Bizarrement, elle parvient à séduire ainsi même les plus modestes, alors que les revenus du capital n’ont jamais été aussi hauts. On a déjà vu combien les méthodes de ces petits malfaisants s’avéraient illusoires et négatives pour le pouvoir d’achat et l’emploi de nos compatriotes que j'aime bien plus qu'eux.

Je crois au contraire qu’il faut rebâtir une France forte, une France de testostérone, une France où le travail est rémunéré à sa juste valeur, une France solidaire qui aide celles et ceux qui en ont vraiment besoin, sans s’arroger le droit de dresser actifs contre inactifs afin d’occulter les vrais profiteurs. Comme vous, je veux une France qui conserve ses valeurs, cette identité qu’elle construit chaque jour, sa capacité à innover à travers la recherche publique, une France qui renoue avec le plein emploi et les valeurs d’égalité, seules garantes de la sécurité (hormis le totalitarisme).

Quelle candidate dit la vérité quant à la situation de la France ? Quelle candidate peut enfin démontrer qu’il est possible d’être une femme d’Etat ? Quelle candidate aura le courage de faire ce qu’elle dit et de mettre en œuvre les réformes indispensables ? Quelle candidate est la plus belle ?

En conscience, je considère que Ségolène Royal répond à ces exigences. Je pourrais continuer à dérouler ainsi un autre paragraphe de glose, mais il me semble que je risquerais de vous lasser un peu.

Cher conseiller général-maire, cher député-maire, cher sénateur-maire, au cas où vous l’auriez mal compris, cette élection est cruciale pour notre avenir et celui de nos enfants. J’espère que cette fois, c’est clair.

Comme je le ferai le dimanche 6 mai, je vous appelle donc à voter massivement, tous les trois, pour Ségolène Royal. Je sais que vous êtes des élus UMP, et que c’est donc bien impossible, mais moi aussi, je tiens à faire valoir mes consignes de vote, car si vous étiez les seuls à être autorisés à vous fendre de pareils textes, nous ne serions pas en démocratie, mais dans votre baronnie. Dans ce cas, une révolution s’imposerait.

Très cordialement à vous,

Melfrid, simple citoyen.


jeudi 26 avril 2007

Pas prochainement dans nos mairies

6 palotin, Sainte Oneille, gourgandine

C'est bête, c'est méchant, mais je ne puis m'empêcher de relayer ici tout ce que je reçois sur mon e-mail.



lundi 23 avril 2007

Tout est encore possible

3 palotin, Saints Trolls, pantins

Trouvé à nouveau dans ma boîte à mails.



vendredi 20 avril 2007

Réale politique

1 palotin, Saints Crocodiles, crocodiles

Ma conviction est faite depuis bien six mois, mais tout de même, en mon âme et conscience besogneuses de citoyen, je me suis penché sur les diverses professions de foi que j’ai reçues dans ma boîte à lettres.

En fait, sur une douzaine, j’en ai lu quatre. Je n’ai pas de temps à perdre avec les chasseurs, les fascistes, les nabots policiers ou les triples trotskistes.

José Bové a des idées généreuses, mais il est tellement certain de ne jamais se trouver en possession de la moindre forme de responsabilité publique qu’il se croit obligé de raser gratis (non, pas la moustache). De surcroît, je ne supporte pas cette manie qu’a la gauche radicale, sous la pression des féministes dogmatiques, de prendre des libertés avec la loi grammaticale selon laquelle le masculin l’emporte sur le féminin. Il est ainsi question de «droit de vote pour tout-e-s les résident-e-s étranger-e-s», et même de «transexuelLEs».

Dominique Voynet mériterait mieux que les faibles intentions de vote dont on la crédite, dans un monde que le consensus scientifique promet à des cataclysmes climatiques à brève échéance. Son programme est le seul à faire des propositions concrètes, séduisantes et réalistes dans ce sens. On sent aussi dans son parti une véritable vision de la place de l’Europe et des Régions. Voilà qui est moderne ! Malheureusement, je ne suis pas si sûr qu'elle quand elle dit que «Ségolène Royal, c'est certain, sera au deuxième tour».

Ségolène Royal, dans l’espace d’expression qui lui reste en-dehors de ce que décident pour elle ses conseillers en communication, sort finalement peu des sentiers battus. Ses mesures ressemblent trop à des cautères sur des jambes de bois. Cela manque de souffle, d’inspiration, madâme.

François Bayrou est un homme de droite qui fait des propositions de centre-gauche. Il n’a pas, ou plus, d’état-major derrière lui capable de gouverner. Donner des ministères à la «société civile» est une foutaise. L’espoir de monter en France des coalitions de gouvernement à la néerlandaise est une illusion : il poussera des cornes sur les canards avant que PS et UMP n’acceptent de travailler ensemble. Résultat probable : notre Bayrou se tournera naturellement vers sa famille politique d’origine, la droite.

Je déteste ce système politique, basé sur une l’élection d’une personne que devra suivre docilement un parlement-croupion élu dans la foulée (les 10 et 17 juin prochains, puisqu’il faut bien le rappeler), avec l’absurdité d’un scrutin majoritaire.

Pourtant, il faut bien nous souvenir que le but de cette élection n’est autre que d’élire quelqu’un qui soit suivi par un parti capable de gouverner. Il faut bien nous souvenir que nos velléités de transformer ce scrutin en plébiscite d’un petit candidat séduisant nous a menés en 2002 à faire passer un vieux vichyste au second tour.

Votons donc pour Ségolène Royal.

Avec entrain.

Avec entrain, j’ai dit…

jeudi 12 avril 2007

La France qui se lève tôt

19 clinamen, Saint Barbeau, procureur et Sainte Morue , juste

Un nouveau lien, j'espère provisoire, dans ma liste à droite: La France qui se lève tôt et qui emmerde les frères de responsables du Medef récupérant Jaurès.



vendredi 30 mars 2007

La France d'après

6 clinamen, Saint Ganymède, professionnel

A mon tour, je ne puis m'empêcher de porter à votre connaissance quelques éléments que vous avez probablement déjà vus. C'est juste que, si vous vous trouvez dans le cas contraire, il serait dommage que ceci vous échappe.



Communiqué des journalistes de France 3 contre Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l’Elysée ?
Trépigne-t-il déjà en s’imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?
Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s’est récemment laissé aller à une petite crise d’autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l’on croyait appartenir à d’autres temps, ceux de la vénérable ORTF.

M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu’elle n’a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu’il est venu, le 18 mars dernier, participer à l’émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent.

A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d’abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l’emmerde » et qu’il n’a pas envie de la faire !

Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d’autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d’une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy », voici notre direction sur la sellette. « Toute cette direction, il faut la virer », a lâché le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007. « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ».

Les Français sont désormais prévenus ! L’une des priorités de Nicolas Sarkozy s’il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes.

Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile. Comme cette récente provocation gratuite à l’adresse d’un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais, c’est à la direction qu’il veut s’en prendre ?

La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu’être scandalisée par une telle attitude de la part d’un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l’indépendance des chaînes de service public.

Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n’est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d’information.

Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n’accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d’aucun autre candidat.

A bon entendeur.

La Société des Journalistes de France 3.


dimanche 18 mars 2007

Votez Papa, votez Maman

25 pédale, Saint Peligraf Poligrafovitch, chien

Il est des âmes charitables, soucieuses d'une démocratie égalitaire, pour s'inquiéter du fait que les "petits candidats" n'auront pas la chance d'être en mesure de se présenter à l'élection du président de notre jolie République. A l'heure où j'écris ces lignes, "la candidature de Frédéric Nihous [Chasse, pêche, nature et traditions] reste incertaine", craint L'Express. Rachid Nekkaz ou Nicolas Dupont-Aignan ont quant à eux dû abandonner tout espoir de pouvoir briguer leur dixième de pourcent des voix des Français (leur vieille tante, deux anarchistes, trois facécieux et quelques étourdis).

Quelle perte pour la Démocratie! Quel appauvrissement du débat d'idées!

Quand je pense que les skaters, les brodeuses au point de croix, les fumeurs de joints, ceux qui dévouent leur vie à la numismatique ne sont pas représentés dans ce débat...

Quand j'y pense, en fait, je me dis que cette République de l'Homme providentiel est bien peu adaptée à notre temps. On fait peu de cas des élections législatives qui suivront cette Présidentielle, alors que c'est pourtant là, pour peu qu'on adopte au moins une part de scrutin proportionnel, qu'on pourrait satisfaire un peu mieux le désir de représentativité.

Pour l'instant, le peuple choisit s'il souhaite être mené par une figure maternelle, par un père couillu, ou par cette troisième figure plus adolescente, plébiscitée par ceux qui sont en rejet de cette alternative parentale - paradoxe: ça tombe sur un centriste. La vie politique française se perd dans une recherche de repères psychologiques, et la composition du Parlement ne devra faire que suivre ce choix.

Tant pis pour les placomusophiles et les tourneurs-fraiseurs, ils n'auront pas leur leader charismatique.

dimanche 4 mars 2007

Ecotartuffe toi-même

10 pédale, Nativité de Saint Tancrède, jeune homme

J’ai le souvenir, voici un peu plus d’un an, d’un jour de pluie où j’avais laissé mon vélo pour emprunter les galeries du métropolitain. M’étant rendu à un repas, j’avais fait un bout de chemin avec des amis d’amis. Sur un escalier mécanique de la station Opéra, je me retourne : nous avions perdu Stéphanie – appelons-la ainsi. «Elle a dû prendre l’escalier, me rassure son copain. Elle boycotte les escalators.» Par politesse, j’ai évité de lui demander pourquoi dans ce cas elle prenait le métro, lui aussi mû par la force électrique et donc dispendieux en énergie.

Stéphanie est ce que, dans les milieux écologistes, on appelle une «décroissante». Elle me considère comme un apôtre du développement durable, ce qu’elle assimile plus ou moins à un vendu, un «écotartuffe». Puisque Total et Areva ont galvaudé le terme, il faut y opposer un autre concept qui soit plus radical. Stéphanie a son journal, La Décroissance, une sorte de Charlie Hebdo moralisateur qui distribue les mauvais points aux «vendus» : Le Monde, Alternatives Economiques, Télérama, Nicolas Hulot, Michel Onfray, Max Havelaar, les Verts… Tous pourris! Même Pierre Rabhi en prend pour son grade. C'est un vieux réflexe: tape sur le réformiste plutôt que sur le conservateur. Au moins, lui, il sait pourquoi.

Pendant ce temps, au sein même du mouvement, on s'invective.

Le journal La Décroissance est aussi crétin et buté que l’idée de décroissance qu’il défend est sage et intelligente. La croissance est en effet aujourd’hui un dogme économique qu’il est nécessaire de mettre en question pour éviter le naufrage climatique et social tel qu’il nous est prophétisé par le consensus scientifique. Moins polluer, moins jeter, moins consommer, relocaliser l’économie… Ce sont là des urgences.

Mais alors que tout le monde s'accorde sur l'urgence, La Décroissance prend le temps de distinguer «victimes et bourreaux, complices et innocents». Il traque les social-traîtres de la cause écologique pour revendiquer entre-soi le monopole de la pureté.

Alors, Melfrid est-il un pur? Par le passé, il a barbouillé quelques publicités ; il persiste à rouler à vélo, il achète ses légumes au maraîcher local. En même temps, il mange de la viande tous les jours - mais de la bonne; il lui arrive souvent de prendre plaisir à acheter un objet technologique dont il n’a pas besoin, et il lui arrive même parfois de prendre l’avion. S’il était un peu célèbre, cela suffirait à le ranger dans le camp des «écotartuffes».

Nous sommes contraste. Il n'y a ni «complice» ni «innocent», seulement des gens qui font de leur mieux le compromis entre leur petit ego et leur conscience globale.



mardi 20 février 2007

Consentez à l'impôt

27 gueules, Saint Tabagie, cosmogène

Il est dans ce pays 30.000 personnes qui se trouvent être suffisamment masochistes pour proclamer le fait qu'elles consentent à l'impôt. La pétition a été lancée par l'excellent mensuel Alternatives économiques afin d'interpeller les prétendants au pouvoir. En fait de masochistes, ces 30.000 personnes, au nombre desquelles je m'honore de compter, acceptent un niveau raisonnable mais significatif de prélèvement fiscal pour peu que celui-ci soit affecté aux hôpitaux, aux écoles, à la protection de l'environnement, bref, au service public dans le bon sens du terme.

Point là-dedans de marxisme ou d'étatisme passéiste : ce n'est que réaction à la démagogie.

Signez la pétition !

Indigne héritier

26 gueules, L'Amour absolu, deliquium

Au sujet de l'enterrement de Maurice Papon avec sa Légion d'honneur, Le Pen a déclaré que la France n'avait aucune responsabilité dans la déportation des Juifs et que tout était du fait de l'occupant. Ceci s'appelle du révisionnisme. Même avec une perruque blonde et trente ans de moins, le FN reste rien d'autre que l'héritier direct de Maurras, Pétain et Poujade. Comment dire cela au quart des Français qui se disent d'accord avec lui?

dimanche 7 janvier 2007

Ignioritude

7 décervelage, Sainte Forçats, pollorcètes

Hier, notre candidateuse socialistique à la présidenciation de la Républiquitude était en baladage chez les Chinetoques.

"Comme le disent les Chinois, un Chinois qui ne vient pas sur la Grande muraille n'est pas un brave et un Chinois qui vient sur la Grande muraille conquiert la 'bravitude'"


Ségolène Royal a dit vouloir marcher sur les pas de Mitterrand en se rendant en Chine. Quand il était dans de grands lieux, Mitterrand récitait de tête du Lamartine ou du Barrès, et Ségolène semble encore penser que Bescherelle est une sauce qui accompagne le chou-fleur.

Un seul mot comme ça, assorti de quelques autres gaffes, suffit à me faire perdre pour de bon l'espoir de pouvoir voter un jour avec le moindre enthousiasme.

lundi 11 décembre 2006

Mise en abyme

11 sable, Nativité de Saint Grabbe, scherziste


(Merci au Loir pour l'animation)

samedi 2 décembre 2006

Imbéciles heureux

2 sable, Saint Doublemain, Idéologue

Durant ce voyage, je n'aurai pu me départir d'une petite ritournelle qui tournait en boucle dans ma tête, je me demande bien pourquoi.

Spéciale dédicace donc au SDS, au HDZ, au SAD, mais aussi à l'ETA, au MPF, au FLNC, au FN, à l'ARB...

C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

C'est pas un lieu commun celui de leur naissance
Ils plaignent de tout cœur les pauvres malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si on n'y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part


Georges Brassens, La ballade des gens qui sont nés quelque part.

vendredi 11 août 2006

La politique des nuls

3 phalle, St Zebb, passe-partout

Si tant de gens écoutent la radio le matin, c’est que sur la page blanche de nos cerveaux embrumés où se sont évanouis d’absurdes rêves, on a besoin d’inscrire une première idée qui nous servira d’ancrage dans la réalité, de peur que notre cerveau s’envole à nouveau dans le sommeil.

Hier matin, j’écoutais donc la radio en m’astreignant pataudement aux quelques mouvements que m’avait recommandé mon kinésithérapeute sous la menace de voir mes vertèbres se sceller un jour les unes aux autres.

Au moment de la revue de presse, une journaliste rapportait une information des plus futiles sur les photographies que les magazines les plus iniques avaient prises des hommes politiques en vacances. Il en ressortait que si tout des vacances de Nicolas Sarkozy étaient de la communication à l’état pur, en revanche, François Hollande avait commis ce qu’on pourrait considérer comme un impair anecdotique : il lisait L’Histoire pour les nuls, des origines à 1789.

Là, les jambes tendues, le buste courbé, je marquai un temps d’arrêt. Après le désastre de 2002, j’avais sérieusement envisagé cette fois de donner ma voix au Parti socialiste. D’un coup, l’envie m’en était coupée.

Comment ? Cet homme, premier secrétaire du Parti socialiste, assis à la place de Jaurès, de Blum et de Mitterrand fait par cet acte manqué l’aveu de nullité en ce qui concerne le destin collectif de notre peuple ! Il serait donc nul pour ce qui concerne l’ancien régime, le siècle des lumières, Rousseau et Voltaire ? Nul sur le roi Soleil, la Régence ? Nul sur les protestants, les jansénistes ? Nul sur la féodalité, la guerre de Cent ans, les Mérovingiens, les grands ducs ?

Un président de la République, c’est un chef, c’est LE chef. Un chef de droite, on lui en demande peu : c’est une espèce de super-flic, gardien du capital des grands bourgeois et protecteur de la veuve et de l’orphelin pour l’imagerie populaire.

Mais un chef de gauche, c’est autre chose ! Il a le devoir de parler à l’intelligence. Il a la culture, l’expérience de la vie, de la nature, des lettres et des sciences. Ses discours ont du souffle et de la profondeur. Celui avec qui j’ai grandi ne cachait pas un amour sincère des poètes démodés comme Lamartine, Claudel ou même Barrès. Ses livres, qui s’apparentaient voici trente ans à des blogues de haut vol, décrivaient un quotidien où les grandes figures intellectuelles ou politiques des années soixante-dix côtoyaient l'évocation des faits d’armes de Duguesclin ou des saillies de Talleyrand.

Un exemple pris au hasard : « Dénationaliser les Postes serait faire mentir Louis XI, qui mit jadis la main dessus ». ou « La bourgeoisie (...) dispose des grands moyens audio-visuels. Camille Desmoulins attendra la prochaine révolution. »

Raillez-moi si cela vous fait plaisir, je suis bien conscient de vous avoir servi mon petit chapitre mitterrandolâtre. Vous aurez bien noté que j'évite d'aborder le bilan des deux mandats pour ne m'intéresser qu'à la question de l’étoffe. Il n’empêche qu’on ne s’étonnera pas du fait que la politique n’échappe pas à la pusillanimité si on est incapable, par sottise, par obscurantisme et par inculture, de s’inscrire dans une destinée historique.


Note: ayant installé un filtre anti-spam, j'ai rouvert les commentaires. N'hésitez pas à en faire usage!

samedi 14 janvier 2006

Roi du bide

17 décervelage, St Mandrin, poète et philosophe

Le pape du comique involontaire a quitté ce monde.

vendredi 13 janvier 2006

Fleur de diesel

16 décervelage, St Mauvais, sujet

Rêvons un peu avec le gasoil écologique qui, au lieu de grossir les caisses de Total ou d'Exxon, profite aux petits paysans malgaches.

jeudi 24 novembre 2005

Ecroulement progressif

26 as, St Mensonger, évèque

Aujourd'hui, tout le monde avait une bonne raison de ne pas acheter Libération: il n'est pas paru. Je crains fort que dans dix ans, nous ayons tous cette bonne raison de ne pas acheter des journaux quotidiens, car ils auront tous disparu. Pour avoir une information détaillée, des analyses sérieuses, nous devrons passer outre le dégoût suscité par les titres raccoleurs des hebdomadaires, et ça m'ennuie fort.

Voici quelques mois, la France portait une grande attention à la détention de Florence Aubenas, journaliste du même titre. Des voix se sont élevées contre le caractère confraternel de cette émotion médiatique pour le sort d'une seule femme quand d'autres restent dans l'oubli. C'était simplement la liberté de la presse qui était mise en question par ce rapt. Aujourd'hui, elle est tout autant mise en question par le manque d'acheteurs, par le fait qu'on imagine que l'information de qualité, c'est gratuit. Quand le lecteur choisit de ne plus payer, le journal perd son indépendance en se livrant toujours plus aux annonceurs, puis finit par ne plus exister.

Sans journaux quotidiens, le principal pilier de la liberté de la presse s'écroule. Or, la liberté de la presse est le principal pilier d'une démocratie.

lundi 7 novembre 2005

Révolutionnaires de pacotille

5 as, St Van Meegeren, faussaire

En France, on veut bien faire des émeutes pour cracher son mal de vivre, mais alors, seulement après les matches de foot: "les violences ont commencé dès la fin du match de football Lille-Manchester", raconte la presse.

mercredi 5 octobre 2005

Le saviez-vous ?

24 absolu, Sts Rakirs et Rastrons, porte-côtelettes

Quel est le comble de l'anarchiste? Avoir un nom de domaine en .org

mercredi 6 juillet 2005

Les barbouzes en Nouvelle-Zélande

26 gidouille, Ste Goulache, odalisque
Greenpeace commémore actuellement l’attentat perpétré par l’Etat français contre le Rainbow Warrior, en juillet 1985. La presse française préférait jusqu’à maintenant s’esbaudir de feu la candidature du pays à l’organisation de quelque événement sportif crétin qu’à chercher à comprendre comment il y a vingt ans ses services secrets ont pu commettre pareille boulette.

Heureusement, la presse néo-zélandaise, qui compare l’attentat à son onze-septembre à elle, s’en inquiète un peu plus et, de l’autre bout de la Terre, fait d’intéressantes révélations sur la chaîne de commandement qui a mené à la pire bavure des années 80.

L’amiral Lacoste et quelques autres cadres de la DGSE de l’époque ont craché le morceau dans un passionnant article du New Zealand Herald. Ils racontent qu’à l’époque, le renseignement militaire français était truffé d’anciens d’Algérie et de vieux paras qui cherchaient depuis plusieurs années à empêcher de flotter en rond le navire de Greenpeace qu’ils imaginaient financée par les Soviétiques.

Ces quelques excités avaient l’oreille de Charles Hernu qui aurait obtenu moins qu’un accord, une dédaigneuse « grimace » de François Mitterrand quand il lui avait demandé la permission d’éliminer ces salopards de petits écologistes. Laurent Fabius, Premier ministre de l’époque, et son cabinet affirment n’avoir jamais été prévenus. L’article décrit aussi les époux Turenge comme deux pieds nickelés qui ne prennent même pas la peine de se rendre discrets après leur forfait.

Indulgent, le New Zealand Herald conclut en relevant que les services français ont aujourd’hui gagné en professionnalisme face aux nouveaux enjeux, et que l’Etat français a un peu plus de conscience écologique.

Enfin, dans un documentaire télévisé, un ancien de Mururoa affirme que le fond sous-marin à Mururoa est fissuré et laisse échapper des fuites radioactives, ce qui donne plus que raison, vingt ans après, aux intrépides militants de l'époque.

Maintenant que le temps d’abrutir les masses à coups de jeux olympiques est révolu, se trouvera-t-il ici des journalistes pour chercher à en savoir plus sur l’inconséquence française dans le Pacifique ?

jeudi 26 mai 2005

Opinion européenne

12 merdre, Stes Miches, catéchumènes

A l’instar de Jacques Delors, Raymond Barre, Simone Veil, Lionel Jospin, personne ne me demande mon avis, mais je sors de la naphtaline pour donner mon avis sur le Traité établissant une constitution européenne. Tout ayant déjà été dit et bien davantage, je puis difficilement me parer de lambeaux de prestige politique moisis pour énoncer quelques lieux communs qui me donneraient droit à la couverture du Point.

Je n'aurai donc qu’un commentaire à la marge qui constituera peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Les partisans de la réponse « oui » aiment se donner de la hauteur en raillant le caractère franchouillard des idées sociales de leurs adversaires. Sans doute ont-ils raison : la notion d’Etat-providence est bien différente en France, au Royaume-Uni, en Espagne, en Suède ou en Lituanie. Le traité n’est qu’une synthèse de 25 points de vue politiques.

Cependant, il faut bien reconnaître que rien n’est fait pour qu’un véritable échange s’instaure entre les 25 peuples et leurs cultures politiques si différentes. Pourquoi personne n’a eu l’idée d’organiser un référendum pan-européen, partout le même jour ? Peut-être aurait-ce été l’occasion d’un débat un peu plus transversal. Pourquoi d’ailleurs la Commission n’a-t-elle jamais encouragé la création d’une espèce d’Arte à l’échelle des 25 pays ou suscité les collaborations entre les médias existants ? Pourquoi aucun parti, à l’exception des Verts, n’a-t-il ébauché une concertation sérieuse et publique pour échanger ses vues avec ses voisins et entamer une harmonisation des positions ?

Tout se passe comme si personne n’avait intérêt à ce qu’émerge une véritable opinion publique européenne.

dimanche 10 avril 2005

Nucléocrates infantiles

19 clinamen, St Barbeau, procureur et Ste Morue, juste

Voici qu'Areva, l'un des principaux protagonistes du lobby nucléaire français, reprend sa campagne publicitaire, par voie de presse et de télévision. Je ne connais pas d'autre cas d'entreprise ayant investi trois millions d'euros dans un budget publicitaire sans rien avoir à vendre au grand public. Il n'est là guère d'autre explication que de chercher à rétablir auprès du public une image ternie par la critique soulignant à juste titre que l'industrie nucléaire génère des déchets hautement dangereux d'une durée de vie de centaines de milliers d'années qu'on ne sait pas neutraliser. A un questionnement aussi fondamental, Areva fait donc une réponse joliment animée, rythmée et entraînante, sans aucun argument en retour. Comme un petit enfant ferait une risette en espérant attendrir ses parents qui lui reprochent d'avoir mis le feu à la maison.

jeudi 10 mars 2005

Nous en avons pour votre impôt

16 pédale, Sts Templiers, adeptes
Le plus gros mensonge de l'année est actuellement diffusé avec un singulier aplomb à quelques dizaines de millions de foyer. Ah c'est du joli.


Le premier progrès réalisé est spectaculaire: avoir congédié l'auteur de ces lignes.
(encore transmis par Tolga. Merci à elle.)

mercredi 9 mars 2005

La liberté de la presse ne s'use que si l'on ne s'en sert pas

15 pédale, Sts Adelphes, ésotéristes
Entre pétitions, bâches à leur effigie et courants de sympathie, les journalistes otages en Irak suscitent une belle solidarité populaire. C'est réconfortant, mais c'est bien superficiel quand on prend connaissance de l'état de la presse écrite française, ou quand on ne croise dans le métropolitain que des lecteurs de digests de dépêches AFP coincées sur prospectus quotidiens.
Aujourd'hui dans Libération, un groupe d'historiens parle du travail de Florence Aubenas en Algérie:
Avec courage et clairvoyance, vous avez informé sur cette société en guerre [...]. Vos reportages sont des jalons pour une histoire de cette décennie de guerre qu'il est si nécessaire de comprendre.

L'information a un prix. Par exemple: 1,20€ tous les jours. Par exemple: une femme séquestrée par des brutes épaisses. Chacun donne ce qu'il peut. La presse libre, nécessaire à une démocratie bien portante, n'est pas soumise qu'à l'arbitraire de quelques psychopathes à la tête d'États. Tout le monde doit la faire vivre. Or, il se trouve que comme Florence Aubenas, la presse quotidienne française est en danger de mort, faute de lecteurs. Si des journalistes risquent leur vie pour elle, c'est bien qu'elle mérite qu'on lui consacre quelques minutes et quelques euros par jour.

Ni de droite, ni de gauche: de droite

Si vous faites encore partie de ceux qui pensent que la droite et la gauche sont des notions qui n'existent plus, essayez donc le Politest. Vous comprendrez que vous êtes de droite.
(merci à Tolga pour ce lien)

mercredi 2 mars 2005

Salariés des grandes surfaces, unissez-vous

9 pédale, St Remezy, évêque in partibus
J'oscille entre un écœurement profond et une violente envie d'opérer un arrachage de masse quand mon regard croise une des monstrueuses affiches des franchises Leclerc. Ce n'est certes pas la première fois que j'en parle, mais le petit boutiquier aux penchants impérialistes persiste à vider de leur sens toutes les valeurs militantes pour les réinvestir de ses principes étriqués au service de l'expansion de sa marque. Après avoir récupéré la révolte antipub, l'affreux blanc-bec s'en prend à l'imagerie de mai 68. Dès aujourd'hui, la détermination d'un poing levé ou la satire de la répression n'ont plus de sens auprès du grand public que pour faire baisser les flacons de shampooing de deux centimes de plus au prix d'une pression supplémentaire sur les petits fournisseurs et les commerçants indépendants. Quelle tristesse. Mon dernier espoir: que les étudiants de l'ecole des beaux-arts auteurs de ces affiches traînent sans complaisance la marque devant les tribunaux. Cela s'annonce fort difficile, le petit Édouard ayant lâchement profité du fait que ces œuvres sont volontairement anonymes et libres de droits.

Salariés des grandes surfaces, unissez-vous
À bas la bouffe industrielle Tapons sur le petit Édouard

En voici d'autres que Leclerc a dédaignées. Elles étaient certes plus difficiles à récupérer.



Cela dit, si Loïc Le Meur prétend être à u-blog ce que le petit Édouard est aux franchises Leclerc, vous me voyez très heureux de ne plus en être l'hôte.

Lire aussi à ce sujet l'excellent article sur le site de Davduf.

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